Quand ton proprio te fait des remarques...

Stéphan Plaza, pourrais-tu nous trouver un super logement ? (photo google)
En général, je suis une personne très calme qui ne cherche pas la chicane, comme ils disent ici. Sauf que face à l’injustice j’ouvre ma bouche! Ce qui n’a pas été le cas hier quand mon propriétaire m’a arrêtée pour me demander si le matin on portait des chaussures ?

Je suis resté bouche-bée devant cette question qui a été suivie d’un on vous entend quand vous marcher avec des chaussures, mais sans on ne vous entend pas… Faites attention… J’ai juste pu sortir un ok. Tellement j’étais outrée car on fait attention depuis notre tout premier jour dans ce logement. 

Il nous a tellement prévenu de ne pas marcher comme ci comme ça. De ne pas faire du bruit parce qu’il a un bébé. OK. Mais on ne savait pas qu’on devait arrêter de vivre. Après réflexion, oui, on a arrêté de vivre. On fait attention à ne pas tirer la chaise car une fois, il avait demandé à Copilote si on avait mis des patins sous nos choses. Une autre fois, il avait collé un papier sur la porte de l’ancienne locataire pour lui demander de se taire dans la cage d’escaliers quand elle descend avec ses invités.

Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi nous, on doit supporter le bruit de sa fille qui court dans tout l’appartement, qu’il fait quand il rentre avec tous ses trucs, qu’il fait quand il joue avec son fils que font ses amis quand ils débarquent chez lui… Car nous nous sommes trop cons et trop tolérants! 

Alors pourquoi le nouveau voisin en fait des tonnes et que ça dure depuis juillet ? Le voisin quand il rentre après 21 h, c’est comme un éléphant. Il défonce presque la porte principale qui, d’ailleurs, est bonne à jeter car on arrive plus à l'ouvrir correctement. Il monte les escaliers comme si un troupeau de bœufs le suivait. Il fait du bruit avec ses amis dans la cage d’escaliers avec sa copine qui rigole souvent à gorge déployée. De temps en temps, il hurle à la mort (je ne sais pas quel est son problème mais bon…). Il tire souvent son lit et le plancher grince! Alors pas d’avertissement pour lui ?

On fait attention et on se fait taper dessus. Oui on a marché avec nos chaussures dans l’appartement et ça fait un an et demi qu’on le fait et c’est maintenant qu’il trouve qu’on fait du bruit ? On ne va pas mettre nos chaussures au rez-de-chaussée en s’asseyant sur ses marches sales! Je ne porte pas de talons. Dieu merci. On fait attention, je vous assure. On ne peut pas faire autrement que de mettre nos chaussures avant de sortir. On fait gaffe. Je le sais qu’on fait gaffe! Si nous, on n’entend pas le bruit que font nos chaussures le matin comment lui, peut ? 

Depuis notre emménagement, on n’a reçu qu’une seule fois tellement on a peur que nos invités fassent trop de bruit. Ce jour-là, à peine ma tante descendait pour partir, monsieur avait ouvert sa porte. Et on a eu droit à un oh vous recevez! On a rigolé jaune.

On n’a eu qu’un propriétaire depuis notre arrivée ici. Il est bien sympa mais voilà des fois, ils nous emmerdent pour des broutilles! On a l'impression d'être surveillés constamment. J’en suis même arrivée à me dire que peut-être on était fautifs. Avec du recul, non!

On est de bons locataires. À Maurice, notre propriétaire était même triste de nous voir partir. Le loyer est toujours payé à la date demandée, voire même un jour avant! Je m’en veux de ne pas lui avoir dit ce que je pensais de vive voix mais ça n’arrivera plus… Je m’expliquerai respectueusement ou pas!

La Belle Province : plus jamais!


Avez-vous déjà mangé chez La Belle Province ? Je ne sais pas si votre expérience a été meilleure que la nôtre mais, nous concernant, nous ne mettrons plus jamais les pieds dans ce restaurant!

Dimanche, nous étions de sortie dans le décor froid du Marché Central. Comme l’heure du déjeuner approchait et que le panneau La Belle Province nous narguait au loin, nous nous sommes laissés avoir tenter. Et les mauvais points ont commencé à être distribués dès nos premiers pas dans La Belle Province du Marché Central. La serveuse, qui n’avait pas l’air contente d’être là, devait reverser au moins une dizaine de sachets de sucre sous le regard du ‘’cuisinier’’.

Au lieu de ramasser ces pauvres sachets, madame a préféré les laisser-là. Peut-être pour renforcer le décor des lieux qui laissait vraiment à désirer : sièges avec cuir abîmé, sauce blanche sur le sol… Vraiment, l’ambiance était un peu glauque!

Après avoir fini avec ses affaires, madame s’était enfin décidée à prendre notre commande. Pour moi, c’était rapide un Trio Gyro. Par contre Copilote!!! Comme à son habitude, il prenait son temps (mdr). Au final, il a pris un burger au poulet et la poutine… Le tout avec un soupçon de très mauvais goût. 

Mes frites étaient non seulement froides mais avaient aussi pris un bain d’huile d’au moins 100 ans! Au bout d’un moment, nos pains avaient bu la tasse puisque le pseudo-cuisinier a cru bon de mettre et de remettre sa superbe sauce sortie de je ne sais quel livre de recettes. J’ai dû manger cinq frites et la moitié de mon pain tellement c’était dégueulasse. La poutine était tout aussi horrible!

Si Gordon Ramsey était passé dans le coin, il aurait certainement piqué une crise. Et moi j’ai failli! Si quelqu’un de cet établissement m’avait adressé la parole, je lui aurais demandé s’il trouvait sa bouffe bonne ?! Au bout d’en moment, je me suis levée et j’ai balancé tout mon repas à la poubelle. Copilote en a fait de même.

J’ai déjà mangé dans des restaurants / fast-foods dont j’ai trouvé la bouffe pas extra mais dégueulasse jamais! La note a aussi été salée : au moins $ 24 pour deux repas que même les chiens auraient refusés de manger.

Je ne sais pas si les autres La Belle Province sont dans le même état mais bon, on se pose des questions… Jamais j’aurais cru dire ça mais : ON AURAIT MIEUX MANGÉ CHEZ MCDO! Et on s'est rempli l'estomac avec des Mars...Comme on dit souvent, il vaut mieux miser sur ce qu'on connaît. 

Le deuil…


Pendant au moins deux ans, notre quotidien a été rythmé par le processus d’immigration au Canada. Pendant au moins deux ans, nous avons appelé le Bureau d’immigration du Québec au point de connaître le numéro par cœur. 

Pendant au moins deux ans, nous avons rafraîchi notre boîte électronique des milliers de fois et surveiller notre boîte aux lettres autant de fois… Au cas où les tout-puissants de l’immigration auraient décidé de nous accorder le sésame. Pendant au moins deux ans, nous avons accordé une grande place dans notre vie à ce projet d’immigration.

Aujourd’hui le projet a été concrétisé. Des résidences permanentes dans nos poches et une nouvelle vie à Montréal. Les différentes étapes menant à la réalisation de ce projet ne permettent souvent pas d’avoir d’autres projets, d’autres rêves. Ce qui fait qu’aujourd’hui, tout ceci laisse une sorte de vide et des tonnes de questions : 

- Que faire maintenant qu’on est ici? 
- Aimons-nous notre vie ici ? 
- Avons-nous eu raison de venir ici ? 
- Qu’est-ce que l’avenir nous réserve ? 
- Avons-nous vraiment le courage de tout recommencer à zéro ? 
- De retourner aux études ? 

Des questions sans réponses car en ce qui me concerne, je ne sais absolument pas quoi faire de ma vie ici… Je pense que je dois commencer par faire une sorte de deuil pour changer de chapitre.

Vol de notre plaque d’immatriculation…


Dimanche… 


… on a tourné en rond à cause du marathon pendant une bonne trentaine de minutes avant de trouver la bonne route pour nous rendre à Brossard. 


… on s’est pris les volets fermés du petit restaurant mauricien en pleine face. On avait fait la route parce qu’on voulait manger des dholl puris… Ça nous apprendra! 


… on s’est fait voler notre plaque d’immatriculation sur le parking du Mail Champlain. Elle n’avait que deux semaines notre plaque. 


… on a appelé la police pour dénoncer cet acte. Mais purée, il y avait plus d’une centaine de plaques d’immatriculation sur ce parkingggggggggg. Pourquoi nous? 


… on a roulé dans tout Montréal sans plaque donc. Comme on est novices en détours (à cause du marathon), bein on est passés 15 fois devant des policiers. Personne ne nous à arrêter.