Balade au parc-nature de l'île-de-la-Visitation

Le chalet d'accueil du parc-nature de l'île-de-la-Visitation

J'ai découvert le parc-nature de l'île-de-la-Visitation lors d'un bus game (jeu consistant à prendre n'importe quel bus et s'arrêter au terminus pour partir à l'aventure). Cette fois, j'ai pris le bus 45 Papineau direction nord qui, après une trentaine de minutes, m'a déposée dans un coin me promettant une belle balade.

Cette partie du Boulevard Gouin Est abrite des maisons d'une beauté exceptionnelle. Il y en a même une qui me fait penser aux contes de Grimm. Elle est d'ailleurs en vente! D'autres, peintes en bleu, me rappelle la plage et les vacances. Toute cette partie de Montréal est dotée d'une piste cyclable. Et c'est marrant de voir les voitures garées en plein milieu de la rue. Ce qui donne l'organisation suivante : maison-piste cyclable-stationnement-rue.
Rue du Pont
Le joyau de ce petit coin paradisiaque est sans aucun doute le parc-nature de l'île-de-la-Visitation qui se trouve en bordure de la Rivière-des-Prairies. Il accueille les randonneurs, les joggeurs, les cyclistes, les familles...et même les chiens! Et chacun sa piste. Ce qui plutôt agréable quand on souhaite se balader tranquillement sans que les fous des deux-roues vous bousculent...
Quel sentier choisir ?



Le parc-nature de l'île-de-la-Visitation ressemble un peu à un labyrinthe avec des passages, presque, secrets mais sans le risque de ne pas pouvoir en sortir un jour. Certains mènent d'ailleurs près de l'eau où on peut observer des canards pataugeant tranquillement. Des rencontres avec des écureuils, pas farouches du tout, sont aussi à prévoir. Cependant, si vous n'avez rien à leur donner, ces petits gaillards se désintéresseront de vous.
Tu veux ma photo ? Mais va donc faire un tour ailleurs...
Je trouve que ce lieu est idéal pour un pique-nique en famille. Tout au long du parc, bancs et tables ont été installés pour casser la croûte confortablement . Une partie du parc a aussi été aménagée afin d'accueillir les barbecues.
Vue au loin...
Par ailleurs, le parc-nature de l'île-de-la-Visitation est si paisible que certains viennent y faire du yoga. D'autres s'y installent avec appareils photos et objectifs XXL pour observer les oiseaux. D'autres pour faire la lecture ou pour y méditer, tout simplement...
Coin, coin, coin
Info
  • Ville de Montréal  : vous trouverez sur le site des cartes été et hiver ainsi que d'autres renseignements

Ô Canada : un an et tout va bien!

Je remets cette photo de notre départ de l'île Maurice parce que je l'aime bien :)
Avec Copilote, nous fêtons aujourd’hui notre première année sur le sol canadien. Bon. Ok. Sur le sol montréalais. Après des débuts assez difficiles, je peux dire que tout va bien maintenant. Les ‘’épreuves’’ m’ont rendue beaucoup plus forte et surtout, plus positive. Je tire des leçons des erreurs faites. Je gère un peu mieux mon sale caractère. Et je comprends enfin que tout le monde ne vit pas une immigration de la même manière. Il y a certaines paroles de certaines personnes qui raisonneront toujours dans ma tête mais sans m’atteindre. 

Je sais désormais que je ferai toujours tout pour réaliser un rêve. C’est ce que j’aimerais inculquer un jour à mes enfants (si j’en ai un jour hein). Je veux qu’ils aillent toujours au bout de chacun de leurs rêves malgré les difficultés et les commentaires des autres. L’important est d’écouter son coeur, quitte à se casser la gueule…
Maintenant que nous sommes bien installés, chacun a des projets. Copilote retourne à l’école en septembre tout en continuant à travailler. Il y passera au moins une année. Quant à moi, je cherche toujours ma voie. Une reconversion peut-être ? Mais, je ne suis pas pressée. J’ai un petit projet que j’aimerais mettre sur pied prochainement. Donc, on verra bien.

Autrement, mes deux semaines de vacances commencent cette après-midi. Ce qui n’est pas le cas de Copilote. Je vais donc en profiter pour visiter Montréal! Si vous connaissez des endroits à visiter ( accessible en bus et métro ), faites-le moi savoir!

Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec : verdict!

J'ai envoyé ma demande d'évaluation comparative des études effectuées hors du Québec en novembre 2013. Mon enveloppe contenait le formulaire du ministère de l'immigration et des communautés culturelles, mon diplôme original, mes notes et un mandat-poste de $ 112.00. Un accusé de réception a été reçu le 2 décembre 2013. 

J'avoue avoir eu un peu la trouille d'expédier mon diplôme comme ça, sachant que mon université se trouve en Afrique du Sud et que ça aurait été bien embêtant si Poste Canada l'avait perdu. Fort heureusement, j'ai pu le récupérer en bon état le 28 mars 2014. 

Après plusieurs mois d'attente, une évaluation comparative est enfin arrivée dans ma boîte aux lettres, soit le 26 juin 2014. Résultat : bein euh pas extraordinaire quoi. J'ai un Bachelor of Arts en français et communication. Et au Québec, ça me donne un "Diplôme de majeure d'une durée de deux années d'études de premier cycle universitaire" au lieu d'un Baccalauréat comme lors des calculs de points pour le CSQ (hin hin).

J'ai aussi eu droit à la remarque suivante : " Les études effectuées ne correspondent pas à un diplôme de fin de cycle universitaire au Québec d'où la mention du grand secteur d'études". Bref Nelson Mandela et moi pouvons aller nous brosser avec nos diplômes sud-africains. Bon je rigole. 

N'empêche, je me vois mal mettre tout ça dans mon CV. Ce qui est bien, c'est que je vais pouvoir commencer à me trouver un cours... sans qu'on me rabâche que je n'ai pas d'équivalence! J'ai un "Diplôme de majeure d'une durée de deux années d'études de premier cycle universitaire" moi madame!

Mode d’emploi

Photo trouvée ici
Trouver un job rapidement était parmi mes objectifs lors de mon arrivée à Montréal. Après environ 11 mois ici, je me rends compte que j’ai fait pas mal d’erreurs et ce, malgré avoir cru m’être bien préparée alors que j’étais encore à l’île Maurice.

D’abord, j’aurais dû virer le mot rapidement dans toute cette affaire. Chercher du travail ici prend du temps, surtout quand on ne connaît personne. Je me suis très vite rendue compte que ça n’allait pas être du gâteau car il fallait être patient. La patience n’étant pas une qualité chez moi, je suis passée par des moments de doute.

Oui, il y existe des chanceux qui trouvent un emploi en moins d’un mois. D’ailleurs, des témoignages pullulent les forums. Ce qui te fait poser la question : mais pourquoi moi je ne trouve pas bordel ?! Avec du recul, je me dis que j’aurais dû éviter de trop lire ces expériences…

Chacun sa propre histoire... 

Je constate que bien souvent ceux qui ont de la difficulté hésitent à raconter leur histoire. Ce qui fait que souvent on tombe sur des témoignages plus que positifs! Je me souviens encore en train de dire à Copilote : Tu vois! Cette fille a trouvé du boulot en un mois! Et dans sa branche en plus !

Le tout est de ne pas trop s’attarder sur les témoignages des autres pour ne pas se mettre la pression et surtout, ne pas comparer. Chacun vit son immigration de manière différente. Chacun a sa propre histoire et… sa chance.

Voulant à tout prix trouver un travail rapidement, j’avais oublié que j’avais quitté mon pays pour un autre que je ne connaissais pas! Entre ce qu’on raconte sur internet et la réalité du terrain, il existe tout un monde. Ce n’est pas du tout pareil…

Mon empressement a ainsi fait que j’ai refusé de perdre quatre semaines de ma vie en participant à un atelier sur la recherche d’emploi. Je pensais que je connaissais déjà le marché du travail. Je pensais que ça allait être fingers in the nose. Eh bien, je me suis bien foutue le doigt dans l’œil. Je ne sais pas si ça m’aurait aidée mais je pense que je me serais sentie moins seule et j’aurais rencontré des gens.

Jobbine 

Quatre mois après mon arrivée, je n’avais toujours pas d’emploi. J’ai eu une jobbine dans la restauration. C’était sur appel et vraiment pas fait pour moi. J’ai en tout pour tout travailler dans ce restaurant trois fois! Et je n’ai jamais été payée.

Malgré tout, je me disais que ça allait venir pour pas me décourager. J’allais aux salons de l’emploi. Je passais des heures et des heures sur les sites d’offres d’emploi. J’empruntais des bouquins sur comment faire un CV québécois. Rien ne semblait fonctionner.

Puis, j’ai fait les agences de placement. J’ai fait les plus grandes mais aussi quelques petites. Résultat : nada! Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai perdu mon temps mais cette ‘’solution’’ ne m’a servie à rien. En fait, à chaque fois, je passais des tests et je rencontrais une ‘’conseillère’’.

La première fois, j’avais été bien nulle aux tests. C’était lors d’une journée portes-ouvertes chez Randstad. Par la suite, je me suis rattrapée…ailleurs. Les résultats étant corrects, je pensais qu’il allait me trouver un truc mais non. Tous leurs blablas dans le vent ont fait que j’ai abandonné cette ‘’solution’’.

Entre-temps, je découvrais qu’on me traitait de paresseuse. J’ai dû encaisser des mots durs.J’allais mal et j’étais choquée. Je crois que j’ai toujours eu besoin de ce genre d'affront pour me dépasser. Comme dirait Barney : ‘’Challenge accepted!!!’’

Centres d’appels

La meilleure solution à ce moment-là c’était les centres d’appels. Je l’avais déjà fait à l’île Maurice et grâce à ce boulot j’avais pu payer mes études. J’avais quand même un peu la trouille. Faut dire que les centres d’appels n’ont pas bonne réputation. 

J’ai donc tenté ma chance chez une compagnie du centre-ville. Lors de l’entretien, j’ai dû vendre un stylo… À la fin, la recruteuse m’a proposé un job d’agent aux services à la clientèle au téléphone au lieu de celui en ligne (c’est-à-dire par courriel, via le site de la compagne etc). Ne me sentant pas capable j’ai refusé et je suis partie. 

Quelque temps après, je suis retrouvée dans un centre d’appels… Je passe l’entrevue et tout le monde est content. J’accepte car c’était du soutien technique pour la Pomme. L’occasion de découvrir cette marque de renommée internationale… 

Je me retrouve donc de novembre à février dans la jungle des fanatiques de la Pomme. Cette expérience a été douloureuse, sur le coup. Je ne m’en sortais pas et j’étais plutôt du genre à dire mais aux clients : Arrêtes la technologie! T’est trop bête! Je n’avais pas souvent de bons commentaires, puis ça a été avec l’aide de deux formidables collègues. 

Opération Placement Jeunesse 

Aujourd’hui, j’avoue que des fois ça me manque de ne pas rendre quelqu’un heureux rien qu’en trouvant une solution à son problème. Les conditions de travail, elles, ne me manquent pas du tout. Entre-temps, je continuais mes recherches pour un travail plus… dans mes cordes. 

Je me suis dit que j’avais besoin d’un coach, un guide, un mentor, un gourou! C’est ainsi que je me suis tournée vers Opération Placement Jeunesse (OPJ). Une chose que j’aurais dû faire à mon arrivée à Montréal. 

Dès le début de janvier, OPJ m’a reçue chaque mardi. Ma conseillère en emploi, une québécoise, m’a soutenue tout au long de ma recherche. Elle a été plus que merveilleuse avec moi. Elle a été à l’écoute et a retravaillé mon CV. Sans elle (et kijiji ha!), je pense que j’aurais eu du mal à trouver un emploi. 

Je travaille désormais comme agente de bureau pour une petite compagnie. J’ai des week-ends de trois jours. Ce n’est pas fou-fou comme job mais j’y trouve mon compte pour le moment… Et en parallèle, j'ai aussi commencé à faire un peu de rédaction.

Voilà! C’était ma petite expérience de chercheuse d’emploi à Montréal et pardon pour la longueur du billet… 

Je vous mets une petite liste de liens qui pourra, qui sait, aider les futurs arrivants :