C’est...un bébé!


L’envie d’écrire a diminué depuis avril, soit depuis la découverte de ma grossesse. Celle-ci a entraîné quelques petits problèmes. Parmi : la nausée. Je ne pouvais rien avaler sans que mon cœur fasse le boomerang. J’ai aussi eu droit à des passages plus au moins longues aux toilettes. 

J’ai ainsi dû me calmer sur le coca-cola, la pomme, les gâteaux, le poulet… En fait, j’ai dû mettre de côté tout ce que j’aimais manger. Aujourd’hui, à 20 semaines de grossesse, ça va beaucoup mieux. Je recommence à manger comme une humaine presque normale. J’ai toujours la nausée mais je gère grâce à des bonbons aux gingembres trouvés dans la confiserie Popino au centre commercial Place Versailles. 

J’ai des envies par période. Exemple : la semaine dernière c’était l’Orangina. J’ai dû en boire six bouteilles en verre. Un peu plus tôt, c’était le Bubble Tea. Cette semaine rien de spéciale. 

J’ai eu droit à une première échographie le 3 août. Copilote et moi avons pu voir le petit qui bougeait… C’était fascinant. Je n’avais pas l’impression que tout ça se passait dans mon corps. Je ne sentais pas du tout que ‘’quelqu’un’’ bougeait à l’intérieur. J’étais juste bien contente de savoir que tout allait bien et voulais prendre la porte rapidement car je commençais à avoir faim.

On ne connaît pas le sexe pour le moment. Je ne sais pas si j’ai envie de savoir. Je pense que Copilote aimerait bien. Moi, je me contente tout simplement de savoir que c’est un…bébé. Le nôtre. Ce qui me fait prendre conscience que notre vie, ma vie, commencent à changer petit à petit…

J'ai un arlequin dans la s... ( bon ok c'est vulgaire !)


Ouf! Ça fait longtemps que je ne suis pas venue dans le coin… Ma vie a quelque peu été chamboulée dernièrement. Je comptais revenir avec notre journée à Ottawa mais malheureusement je n’ai pas eu le temps…

Il se trouve que j’ai été pas mal fatiguée et malade. Au début, j’ai cru à une gastro, une intoxication alimentaire, une grippe. Je me disais que dans trois jours ça passera et tout rentrera dans l’ordre comme d’habitude. J’avais tort. 

L’énergie fuyait de mes pores. Et le samedi 22 mai, j’ai commencé à me transformer en zombie juste après avoir récupéré notre futur chat chez un partenaire de la SPCA et le déposer chez sa famille d’accueil le temps d’emménager dans notre nouvel appartement. L’appétit se faisait de plus en plus rare et lundi matin, boom, grosse nausée. 

Mardi, je continuais sur ma lancée en vomissant tout ce que j’ingurgitais. Pour moi, il n’y avait plus de doute : un petit ou une petite était en route! La réponse a été obtenue rapidement avec un test de grossesse que Copilote s’est empressé d’acheter. Mercredi, j’étais au bord du gouffre. J’arrivais à peine à travailler. Jamais je n’aurais imaginé qu’être enceinte rendait aussi malade. Jeudi, j’ai lâché prise et je me suis absentée pour dormir toute la journée. 

Vendredi devait être mon premier contact avec le système de santé québécois, dont la clinique sans rendez-vous. Bizarrement, j’ai été chanceuse. Tout s’est fait très vite. Bon j’ai eu la vague impression que le médecin n’en avait rien à foutre de moi mais j’ai pu avoir ma prescription pour un gynécologue et des médicaments pour mes nausées. 

Samedi et dimanche sont passés tellement vite que je me souviens juste de m’être endormie pendant de longues heures. Lundi, j’ai repris le boulot et j’en ai profité pour annoncer la nouvelle à mon patron qui n’a pas l’air d’être au courant que je vais prendre des congés de maternité et parental. 

Depuis, je me sens comme dans Koh Lanta ou The Island : il y a à manger et à boire à disposition mais impossible de faire le nécessaire pour ne pas s’écrouler. Mes voyages en autobus sont aussi désagréables. 

Et puis, je sens tout! Oui! Le parfum de madame me fout la gerbe. La pizza que fait réchauffer Copilote à 22 heures alors que je dors me fait faire des cauchemars. L’ail des patates algériennes que j’adore tant semble dormir jusque à côté de moi. Pour le moment, je tolère juste les pâtisseries de San Pietro. J’y trouve mon dîner sucré mais je suis bien consciente que tout ça s’arrêtera un jour car je ne peux carburer uniquement sur des crêpes noisette, des cannolis et autres gourmandises.

Avec tout ça, je suis bien consciente que je vais être maman. Oula. Ça fait bizarre de dire ça. Oh my god. Copilote est tout content même si je lui fais de la misère… Les proches bein ils sont contents même si quelqu’un a demandé si moi j’étais contente… Il pensait peut-être que j’allais enrager comme il avait prédit au début mais bon que voulez-vous…

Devenir maman me fait peur. Accoucher me fait peur. Tout me fait peur en fait. Mais je vais éviter d’y penser et de faire des recherches pour que la surprise prenne le dessus. Comme ça je n’aurais pas le temps d’avoir peur. 

En attendant, dès le 1er juillet, je vais m’entraîner sur mon chat que je vous présenterai plus tard… Tout y passera : les couches, le dodo, les purées… bon pour le lait, je vais éviter, hein! 

P.S : Merci à Copilote qui s’occupe de tout ce qui est médecin, rendez-vous, médicament, ménage, lessive… BREF, il fait tout maintenant. Bon pas à ma façon qui est la meilleure mais c’est mieux que rien.

Recherche appartement sans Stéphane Plaza ( Trouvé ! )


Le 1er juillet est jour de déménagement au Québec. Pour moi, c’est un grand mystère… Je ne comprends pas trop comment on peut déménager presque tous, ensemble, le même jour. Et je ne comprends pas non plus comment cela peut arriver alors que le bail prend généralement fin le 30 juin. Ce qui signifie, pour moi, qu’il faut dégager au plus tard à 23 h 59. 

Avec Copilote, nous avons voulu tester. Non. Je déconne. En fait, nous y sommes un peu contraints car nous avons décidé de ne pas renouveler notre bail. Donc, nous voici transformés en petits Stéphane Plaza pour trouver l’appartement par-fait! Je vais mettre à jour cet article régulièrement afin de partager avec vous les JOIES de la recherche d’appartement! 

Qui cherche quoi 

Jeune couple dans la trentaine (ça c’est nous hein) cherche un grand 3 et demi ou un 4 et demi pour juin ou juillet 2015 dans Villeray, Verdun ou Ahuntsic et près d’une station de métro.

Pour nous plaire, l’appartement devra :

  • être très lumineux car nous ne sommes pas intéressés pas le vampirisme  
  • avoir des planchers qui ne font pas croin-croin à chaque pas bien insonorisé car c’est quand même bien d’avoir un peu d’intimité quand on paie des centaines de dollar ; à noter que si le logement est gratuit, nous pourrions faire un petit effort 
  • avoir, si possible, une entrée laveuse-sécheuse, un poêle et un frigo accepter, si possible, un animal (un labrador ou un chat) 
Budget : 650 $ (si rien n’est inclus) jusqu’à 850 $ (si tout est inclus) 

Nous allons vous plaire

Sympathiques comme nous sommes vous allez nous adopter! Mais plus sérieusement :

  • Nous travaillons tous les deux à temps plein 
  • Nous payons toujours notre loyer avec un jour d’avance 
  • Nous sommes très respectueux des autres 
  • Nous ne faisons pas de party (in the USA) 

Carnet de bord des visites 

Après cette petite présentation, voici l’avancée des recherches :

Vendredi 27 février 

Première visite d’un appartement. Nous sommes un peu stressés car le logement a tout pour nous plaire…sur papier (ou sur écran d’ordinateur). Un 4 et demi qui accepte les animaux au prix de $ 645. Sur les lieux, première douche froid : nous ne sommes pas les seuls à venir visiter. Nous nous retrouvons avec une vingtaine de personnes à l’entrée qui semble propre mais sans plus. Première mauvaise impression à l’intérieur : la cage d’escaliers est toute crasseuse avec des trous un peu partout. Ok, pas grave, le plus important c’est l’appartement. Le voilà justement et merde! Il y a des gens partout. La visite des pièces se fait rapidement sous le regard d’un beau chien. Elle se termine dans la cuisine avec le locataire actuel donnant un cours magistral sur pourquoi ne pas louer ce logement : dégâts d’eau, mal-isolé, mal-insonorisé, difficulté de monter de gros meubles, chacun pour sa gueule en ce qui concerne le déneigement de l’entrée commune. Ok, il vaut mieux s’en aller après toutes ses révélations….

Conclusion : les visites libres sont très très désagréables et ne pas tirer des plans sur la comète avant d’avoir visité.

Dimanche 1er mars 

En se rendant au premier appartement, nous avons repéré un petit immeuble avec un panneau à louer. Un petit coup de fil dimanche et une visite dans la foulée. Le propriétaire possède plusieurs logements mais malheureusement hors de notre budget. Il nous fait quand même visiter un 3 et demi situé au demi-sous-sol. Nous n’aimons pas les demi-sous-sols mais celui-là était plutôt dans nos critères. Malheureusement, la neige entre les fenêtres nous a fait fuir.

Conclusion : plus de visite de logements à moitié sous terre…

Mercredi 25 mars 

Visite d’un 4 et demi situé un peu plus loin de notre appartement actuel. Arrivés 15 minutes plus tôt, nous attendons dans la voiture puisque le rendez-vous est à 19h. Et là horreur : une dame suivie d’un couple, puis d’un autre couple, puis d’un autre, puis d’une maman et son enfant…. Ok, visite libre
bonjour! Nous décidons de ne pas prendre racine dans la voiture et de commencer la visite. Ouf, du monde et du monde.

Nous visitons avec un peu de difficultés, livrés à nous-même. L’appartement est pas mal. Nous sommes un peu perdus. On nous guide alors à remplir une enquête de prélocation. Nous le faisons car nous ne savons pas trop si cet appartement nous intéresse ou pas. Mais déjà elle est mieux que l’actuel. Nous remplissons la paperasse comme la cinquantaine de personnes qui sont passées avant nous et nous partons…

Dans la voiture, yeux dans les yeux, Copilote balance : comment tu trouves ? Euh, je ne sais pas trop. Autant le premier, je n’avais pas aimé du tout et le deuxième, je m’étais dit peut-être autant que pour celui-là, il me laisse de marbre… Opps. Nous en discutons pendant une bonne heure.

Puis, Copilote balance : je trouve que c’est de la même taille que notre appartement! Donc, ça ne vaut pas vraiment la peine surtout à ce prix, $ 750. Aheum! Il aurait pu s’en rendre compte plus tôt. Ça m’aurait évitée d’utiliser mon stylo gratuit de la SPVM! Bref, nous n'irons pas de l'avant...

Conclusion : bien réfléchir avant de remplir des papiers et mettre la pression sur Copilote pour qu’il déballe son sac avant et non pas après avoir perdu 5 kilos d’énergie à répondre à des questions

Samedi 28 mars 

Mercredi, je tombe sur une annonce sur kijiji pour un 4 et demi pas loin de notre appartement actuel. Je connais bien le coin mais j’hésite car les propriétaires n’ont pas pensé à mettre des photos. J’en parle à Copilote. Nous nous disons alors que ça vaut quand même la peine d’aller voir. Rendez-vous est donc pris samedi. 

En parallèle, je retrouve sur un autre logement annoncé sur Facebook! Je suis stupéfaite! C’est le premier logement que je voulais visiter au tout début de mes recherches. Le propriétaire avait annulé notre rencontre car son logement avait été loué au lendemain d’une première visite. Depuis, je n’arrêtais pas de ressasser ce ratage car après des recherches j’en avais conclu que ça devait être un super logement. 

Ni une ni deux, je contacte la fille pour obtenir l’adresse exacte. Il est sur Tillemont C’est le même logement! Je lui raconte que j’ai failli visiter cet appartement. Et là, elle m’explique que c’est elle qui l’a eu et que malheureusement elle ne peut pas poursuivre ayant quelques soucis personnels. Nous prenons donc rendez-vous pour le jeudi 2 avril. Encore une fois, ça devait être une visite libre vu le nombre de personnes qui commentaient son annonce. 

Samedi arrive et nous visitons l’appartement. Grosse surprise, nous sommes seuls avec les locataires actuels. Ouf. L’un des locataires nous fait visiter. La visite se fait en douceur avec des questions par-ci, par-là en compagnie d’un chat noir qui cherche à se faire flatter. Notre guide nous informe qu’il y a déjà eu une visite ce matin. Avec Copilote, nous sommes conquis. La salle de bain est assez petite mais pas grave. La grande cuisine, la chambre fermée et le grand salon pèsent lourd dans la balance. Nous essayons de contacter le propriétaire qui n’a pu être des nôtres durant la visite pour cause de maladie. Après plusieurs tentatives nous laissons tomber… 

Dimanche 29 mars 

Nous tentons de rappeler le propriétaire. Ça y est, il répond. Il nous dit que nous devons nous rencontrer. Encore une fois, nous remplissons un formulaire pour une enquête de crédit. Monsieur voulait être sûr de recevoir son loyer. Je sors alors notre relevé bancaire contenant tous les loyers versés à notre propriétaire actuel. Il a l’air rassuré. Il nous donnera une réponse mardi. 

Mardi 31 mars 

Pas d’appel… Ok. Nous prévoyons d’aller visiter l’appartement se trouvant sur Tillemont

Mercredi 1er avril

Copilote reçoit un appel du propriétaire. L’appartement est à nous mais… Comme c’est son épouse qui fait la comptabilité, il veut des chèques postdatés. No way! Là, nous ne savons pas trop quoi faire. Je vérifie sur le site du Régie du logement. J’apprends qu’un propriétaire n’a pas le droit d’exiger des chèques postdatés. Ok. 

Je demande l’avis des membres d’une page Facebook, chercheurs de logements également. Certains me disent que c'est illégal. D’autres me disent que c’est à moi de voir car de toute façon, je peux annuler les chèques etc… mais c’est une propriétaire qui va me rassurer. 

Finalement, il n’y a pas trop de risques... De toute façon, il faut payer! Avec Copilote, nous acceptons le deal en précisant que nous payerons le premier mois cash et le reste par chèques car nous n’en avons pas.

 Jeudi 2 avril 

Signature du bail! Propriétaire qui ne semble pas envahissant vu qu’il n’habite pas dans l’immeuble. Reste plus qu’à tester le déménagement le 1ER JUILLET!

Février express


Je n'arrête pas de le répéter mais le temps passe super vite ici. Alors le petit mois de février est passé sans que je n'y fasse trop attention. Malgré tout, mon temps a été partagé entre les séries, la lecture, la cuisine et quelques sorties. 
Séries 

Avec Copilote, nous faisons souvent des week-ends séries ! Surtout quand il fait un froid sibérien ! On a ainsi suivi Broadchurch, How to get away with murder, Blacklist et 12 Monkeys. Et quand Copilote n'est pas là, je regarde en douce Plus belle la vie. Oui, je sais, c'est une honte (bou hou hou ) mais que voulez-vous les habitants du Mistral ont su gagner mon petit cœur fragile. ( Avouez que certains/enes parmi vous y sont aussi accros!)

Lecture

J'ai malheureusement été une tortue en ce qui concerne la lecture. Ça va ainsi faire plus d'un mois que je traîne avec Le Monde en Stop de Ludovic Hubler. Je le lis uniquement dans les transports en commun parce que ça me donne vraiment l'impression de voyager en même temps que lui. Son aventure est très inspirante et je suis toute admirative devant son courage de réaliser ce rêve fou.

Cuisine

Comme Copilote étudie le soir après le travail, c'est bibi qui est aux fourneaux. Faut dire que je ne suis pas un as en cuisine alors dès fois, on a droit à des repas de la basse gastronomie. Mais je ne me décourage pas alors je teste des recettes avec des ingrédients pas très compliqués. C'est ainsi que j'ai pu étonné Copilote avec mes pows ! Il a même cru que je les avais achetés. C'était bien rigolo !


Sorties

Les sorties étaient limités. J'ai juste pu traîner Copilote au Montréal en Lumière un vendredi soir. C'était une petite parenthèse sympathique et en plus il n'y avait pas beaucoup de monde, donc pas de précipitation et de stress. Voilà en résumé mon février : court, froid et sympathique quand même.


Voilà en résumé mon février : court, froid et sympathique quand même.