Recherche appartement sans Stéphane Plaza


Le 1er juillet est jour de déménagement au Québec. Pour moi, c’est un grand mystère… Je ne comprends pas trop comment on peut déménager presque tous, ensemble, le même jour. Et je ne comprends pas non plus comment cela peut arriver alors que le bail prend généralement fin le 30 juin. Ce qui signifie, pour moi, qu’il faut dégager au plus tard à 23 h 59. 

Avec Copilote, nous avons voulu tester. Non. Je déconne. En fait, nous y sommes un peu contraints car nous avons décidé de ne pas renouveler notre bail. Donc, nous voici transformés en petits Stéphane Plaza pour trouver l’appartement par-fait! Je vais mettre à jour cet article régulièrement afin de partager avec vous les JOIES de la recherche d’appartement! 

Qui cherche quoi 

Jeune couple dans la trentaine (ça c’est nous hein) cherche un grand 3 et demi ou un 4 et demi pour juin ou juillet 2015 dans Villeray, Verdun ou Ahuntsic et près d’une station de métro.

Pour nous plaire, l’appartement devra :

  • être très lumineux car nous ne sommes pas intéressés pas le vampirisme  
  • avoir des planchers qui ne font pas croin-croin à chaque pas bien insonorisé car c’est quand même bien d’avoir un peu d’intimité quand on paie des centaines de dollar ; à noter que si le logement est gratuit, nous pourrions faire un petit effort 
  • avoir, si possible, une entrée laveuse-sécheuse, un poêle et un frigo accepter, si possible, un animal (un labrador ou un chat) 
Budget : 650 $ (si rien n’est inclus) jusqu’à 850 $ (si tout est inclus) 

Nous allons vous plaire

Sympathiques comme nous sommes vous allez nous adopter! Mais plus sérieusement :

  •  Nous travaillons tous les deux à temps plein 
  • Nous payons toujours notre loyer avec un jour d’avance 
  • Nous sommes très respectueux des autres Nous ne faisons pas de party (in the USA) 

Carnet de bord des visites 

Après cette petite présentation, voici l’avancée des recherches :

Vendredi 27 février 

Première visite d’un appartement. Nous sommes un peu stressés car le logement a tout pour nous plaire…sur papier (ou sur écran d’ordinateur). Un 4 et demi qui accepte les animaux au prix de $ 645. Sur les lieux, première douche froid : nous ne sommes pas les seuls à venir visiter. Nous nous retrouvons avec une vingtaine de personnes à l’entrée qui semble propre mais sans plus. Première mauvaise impression à l’intérieur : la cage d’escaliers est toute crasseuse avec des trous un peu partout. Ok, pas grave, le plus important c’est l’appartement. Le voilà justement et merde! Il y a des gens partout. La visite des pièces se fait rapidement sous le regard d’un beau chien. Elle se termine dans la cuisine avec le locataire actuel donnant un cours magistral sur pourquoi ne pas louer ce logement : dégâts d’eau, mal-isolé, mal-insonorisé, difficulté de monter de gros meubles, chacun pour sa gueule en ce qui concerne le déneigement de l’entrée commune. Ok, il vaut mieux s’en aller après toutes ses révélations….

Conclusion : les visites libres sont très très désagréables et ne pas tirer des plans sur la comète avant d’avoir visité.

Dimanche 1er mars 

En se rendant au premier appartement, nous avons repéré un petit immeuble avec un panneau à louer. Un petit coup de fil dimanche et une visite dans la foulée. Le propriétaire possède plusieurs logements mais malheureusement hors de notre budget. Il nous fait quand même visiter un 3 et demi situé au demi-sous-sol. Nous n’aimons pas les demi-sous-sols mais celui-là était plutôt dans nos critères. Malheureusement, la neige entre les fenêtres nous a fait fuir.

Conclusion : plus de visite de logements à moitié sous terre…

Mercredi 25 mars 

Visite d’un 4 et demi situé un peu plus loin de notre appartement actuel. Arrivés 15 minutes plus tôt, nous attendons dans la voiture puisque le rendez-vous est à 19h. Et là horreur : une dame suivie d’un couple, puis d’un autre couple, puis d’un autre, puis d’une maman et son enfant…. Ok, visite libre
bonjour! Nous décidons de ne pas prendre racine dans la voiture et de commencer la visite. Ouf, du monde et du monde.

Nous visitons avec un peu de difficultés, livrés à nous-même. L’appartement est pas mal. Nous sommes un peu perdus. On nous guide alors à remplir une enquête de prélocation. Nous le faisons car nous ne savons pas trop si cet appartement nous intéresse ou pas. Mais déjà elle est mieux que l’actuel. Nous remplissons la paperasse comme la cinquantaine de personnes qui sont passées avant nous et nous partons…

Dans la voiture, yeux dans les yeux, Copilote balance : comment tu trouves ? Euh, je ne sais pas trop. Autant le premier, je n’avais pas aimé du tout et le deuxième, je m’étais dit peut-être autant que pour celui-là, il me laisse de marbre… Opps. Nous en discutons pendant une bonne heure.

Puis, Copilote balance : je trouve que c’est de la même taille que notre appartement! Donc, ça ne vaut pas vraiment la peine surtout à ce prix, $ 750. Aheum! Il aurait pu s’en rendre compte plus tôt. Ça m’aurait évitée d’utiliser mon stylo gratuit de la SPVM! Bref, nous n'irons pas de l'avant...

Conclusion : bien réfléchir avant de remplir des papiers et mettre la pression sur Copilote pour qu’il déballe son sac avant et non pas après avoir perdu 5 kilos d’énergie à répondre à des questions

La suite  : bientôt !

Février express


Je n'arrête pas de le répéter mais le temps passe super vite ici. Alors le petit mois de février est passé sans que je n'y fasse trop attention. Malgré tout, mon temps a été partagé entre les séries, la lecture, la cuisine et quelques sorties. 
Séries 

Avec Copilote, nous faisons souvent des week-ends séries ! Surtout quand il fait un froid sibérien ! On a ainsi suivi Broadchurch, How to get away with murder, Blacklist et 12 Monkeys. Et quand Copilote n'est pas là, je regarde en douce Plus belle la vie. Oui, je sais, c'est une honte (bou hou hou ) mais que voulez-vous les habitants du Mistral ont su gagner mon petit cœur fragile. ( Avouez que certains/enes parmi vous y sont aussi accros!)

Lecture

J'ai malheureusement été une tortue en ce qui concerne la lecture. Ça va ainsi faire plus d'un mois que je traîne avec Le Monde en Stop de Ludovic Hubler. Je le lis uniquement dans les transports en commun parce que ça me donne vraiment l'impression de voyager en même temps que lui. Son aventure est très inspirante et je suis toute admirative devant son courage de réaliser ce rêve fou.

Cuisine

Comme Copilote étudie le soir après le travail, c'est bibi qui est aux fourneaux. Faut dire que je ne suis pas un as en cuisine alors dès fois, on a droit à des repas de la basse gastronomie. Mais je ne me décourage pas alors je teste des recettes avec des ingrédients pas très compliqués. C'est ainsi que j'ai pu étonné Copilote avec mes pows ! Il a même cru que je les avais achetés. C'était bien rigolo !


Sorties

Les sorties étaient limités. J'ai juste pu traîner Copilote au Montréal en Lumière un vendredi soir. C'était une petite parenthèse sympathique et en plus il n'y avait pas beaucoup de monde, donc pas de précipitation et de stress. Voilà en résumé mon février : court, froid et sympathique quand même.


Voilà en résumé mon février : court, froid et sympathique quand même.

La tarte d’anniversaire


Mon anniversaire s’est déroulé en très petite comité avec Copilote qui a séché les cours ce jour-là (bouh la honte!). Comme je le fatiguais avec le gâteau qu’on allait manger ensemble à 23 h s’il avait été un bon élève, il m’a donné rendez-vous au fin fond de Montréal.

Un trajet express plus loin, je me suis retrouvé à la tombée de la nuit aux Halles d’Anjou. Habituée de voir les petits vieux gambader un peu partout dans ce centre commercial, j’ai été surprise de me voir marcher à mon aise le long du couloir. À cette heure si, mes copains de la maison de retraite étaient déjà devant leur télé.

Copilote m’attendait sur le banc à côté de la pâtisserie Rococo. Tu veux quoi comme gâteau ? Comme j’ai la dent sucrée, j’ai eu de la difficulté à décider. Chocolat ? Ah non! Fraise ? Euh. Mousse ? L’indécise devait finir par dire : et si on prenait plusieurs petits gâteaux ?

Fort heureusement, Copilote avait pris les choses en main. Une tarte! Ah oui! Une tarte au citron! Adjugé, vendu! Un petit détour chez Harveys (oui j’avais envie de burger!) avant d’arriver à la maison pour déguster notre butin quand je me suis rendue compte que ce n’est pas la première fois qu’on mange une tarte lors d’un anniversaire ici au Canada…

Je crois qu’une tradition vient d’être instaurée. Celle de la tarte d’anniversaire!

Première ‘party’ de bureau !

PAR-TY YOU-HOU!

J’ai toujours détesté les fêtes de bureau ! À mon premier job (à l’île Maurice donc), j’avais vécu un cauchemar. La fête s’était déroulée dans une boîte de nuit! Horreur ! Malheur! Stupeur! Bon c’était une discothèque assez glauque. J’ai donc eu droit à des collègues se saoulant au point de vomir et de s’écrouler tel le Titanic mais pas au fond de l’océan, mais au fond du néant sur le sol. J’ai été témoin d’autres scènes que je souhaite oublier.

Bref, c’était une première expérience à ne pas renouveler. D’où mon absence à la fête de bureau dans mon deuxième emploi. Cette fois, j’étais un peu triste car je kiffais mes collègues et que voilà, j’avais un peu peur de me retrouver toute seule puisque mon amie n’y allait pas.

À mon troisième job (et dernier à Maurice), je n’ai reçu aucune invitation car la fête de bureau avait tout simplement était bannie! La direction avait annulé cet événement pour des raisons obscures. Il y avait une rumeur qui disait que c’était parce qu’il n’y avait plus d’argent. Et une autre : deux départements de la compagnie ne pouvaient pas se sentir. Ouah! J’étais trop contente de ne pas avoir à trouver une excuse pour ne pas y aller.

En débarquant ici, je me suis dit que je ferai un effort histoire de m’intégrer. Plus facile à dire qu’à faire! Fin novembre, mon patron débarque au bureau et me demande de faire une invitation pour la fête de la compagnie! Avant de partir, il ajoute bien évidemment t’es invitée ainsi que ton mari! Opps! Copilote aussi!

OH NON!


Jusqu’au dernier jour, j’ai voulu me défiler! Copilote lui était partant. Cool! On va manger dans un grand resto!, disait-il. On y va pour manger, ajoutait-il! Et moi, cherchant des excuses : je crois qu’on ne pourra pas y aller car tu termines trop tard et la fête commence à 18 h!

Ne pouvant pas revenir sur mon oui, je me suis retrouvée dans un restaurant près de l’aéroport de Montréal! Je regardais avec envie tous ces avions qui décollaient et rêvais d’être dans l’un d’eux. Petit à petit, les collègues que je ne vois pratiquement jamais sont arrivés (oui je travaille seule dans un bureau aussi grand que mon trois et demi). Des partenaires étaient aussi présents.

J’étais hyper mal à l’aise mais fort heureusement je me suis retrouvée à table avec quelques partenaires et leurs épouses vraiment sympathiques. Tous ont tout fait pour qu’on se sente à l’aise. Tout le monde se parlait. Même Copilote ajoutait son grain de sel!

La nourriture était bonne même si on en a eu en abondance! Je n’ai même pas pu toucher à mon dessert. L’ambiance était bonne en général même si j’aurai préféré une sorte de fête où on ne reste pas à table du début à la fin. Le repas a été très très long! J’avais peur qu’elle ne s’arrête jamais. Au final, deux collègues ont sonné le départ. Avec Copilote, on ne savait pas trop si on devait les suivre. Comme il y a eu trop de monde d’un coup, on a préféré attendre!

On se lève ? On ne se lève pas ? A été notre dilemme jusqu’à ce qu’on se lève comme des warriors ! Bon il a fallu dire au revoir à tout le monde et le patron nous attendait près de la porte pour nous offrir des cadeaux, enfin du vin et des pulls avec le logo de la compagnie!

Et vous ? C’était bien votre party de bureau ?